Pour nous joindre :
Conférence départementale des mouvements familiaux – le vendredi 04 décembre 2026
L’Udaf de la Drôme a fait le choix d’alimenter les travaux portés par le réseau national familial autour de la question de la baisse de natalité. Les administrateurs ont fait un des éléments centraux de la prochaine conférence départementale des mouvements familiaux du 4 décembre.
la conférence départementale
des mouvements familiaux DE LA DRÔME
Aura lieu : vendredi 04 décembre 2026 de 14h00 à 16h30
au Siège de l’Udaf à Valence.
Natalité et transformation démographique
Dans un communiqué de presse de 2023, l’Unaf faisait état d’un désir d’avoir des enfants fortement enraciné. Idéalement, les familles souhaitent avoir au moins 2 enfants. L’Unaf relevait toutefois un écart entre le nombre d’enfants souhaités (2,27) et le nombre effectif de naissances par femme (1,68).
Depuis le début de l’année 2026, l’alerte est enfin donnée dans les médias. Les courbes des décès et des naissances se sont croisées. L’effet ciseau a été mis en exergue.
Zoom sur la dynamique démographique en Drôme
En Drôme, la chute récente du nombre de naissances est un peu plus forte que celle de la région, en raison d’un nombre de femmes en âge de procréer en baisse alors qu’il augmente légèrement en Auvergne-Rhône-Alpes. En 2025, 4 400 enfants sont nés d’une mère domiciliée dans la Drôme. Le département est ainsi le septième d’Auvergne-Rhône-Alpes pour le nombre de naissances. Entre 1975 et 2025, ce nombre a diminué de 5,5 % dans le département (-9,9 % dans la région). Depuis 2010, il a reculé de 25,6 % dans la Drôme (-21,5 % dans la région), du fait d’une fécondité des femmes les plus jeunes plus faible qu’avant. Données Insee du 24 février 2026
- 4 424 naissances en 2024
- 10,8 pour 1000 habitants (Taux de natalité en 2021)
- 1,62 enfant par femme (indicateur de fécondité en 2025)
- 524 207 habitants en Drôme en 2023
- 145 000 familles drômoises
Quelles conséquences et enjeux pour la société ?
La baisse des naissances, combinée à l’allongement de l’espérance de vie et à l’arrivée aux grands âges des générations nombreuses, entraîne un vieillissement durable de la population. La part des seniors progresse tandis que celle des jeunes diminue, ce qui modifie profondément la pyramide des âges et l’équilibre démographique de la société.
Cette évolution exerce d’abord une pression croissante sur la protection sociale. Le vieillissement entraîne une hausse des besoins en matière de santé, de retraite, d’accompagnement de la perte d’autonomie et de prise en charge des personnes âgées. Parallèlement, la diminution du nombre d’actifs peut rendre plus difficile le financement de systèmes reposant largement sur la solidarité entre générations. La dénatalité pose ainsi directement la question du renouvellement de la population active : les générations moins nombreuses qui arrivent sur le marché du travail peuvent accentuer les difficultés de recrutement et créer des tensions dans certains secteurs, avec des conséquences sur le renouvellement des compétences et de la main-d’œuvre.
Les effets se font également sentir sur l’école et les services publics. La diminution du nombre d’enfants entraîne une baisse des effectifs scolaires, susceptible de conduire à des fermetures de classes ou à une réorganisation des établissements et des équipements. Dans certains territoires, notamment les moins peuplés, cette évolution peut fragiliser l’offre de services publics et de proximité et remettre en question leur maintien à long terme.
Sur le plan économique, la dénatalité peut contribuer à une fragilisation des territoires. Une population moins nombreuse et plus âgée peut entraîner une diminution de la consommation locale, affaiblir certains commerces et services et ralentir le dynamisme économique. Les collectivités territoriales sont elles aussi concernées, puisque les évolutions démographiques peuvent peser sur leurs ressources, leurs besoins d’investissement et le financement des équipements publics.
La dénatalité transforme par ailleurs les structures familiales et le lien social. La diminution de la taille des ménages, la progression du célibat et l’augmentation des familles monoparentales modifient les besoins en matière de logement, de services et d’accompagnement social. Ces transformations s’inscrivent dans une évolution plus large des modes de vie et des solidarités familiales.
Enfin, la baisse des naissances soulève un enjeu essentiel de cohésion et de solidarité intergénérationnelles. Elle interroge la capacité de la société à maintenir un équilibre entre les besoins croissants des générations âgées et les ressources disponibles pour les générations plus jeunes. Plus largement, elle pose la question des conditions dans lesquelles les individus peuvent encore se projeter dans l’avenir et construire sereinement un projet familial, dans un contexte marqué par des incertitudes économiques, écologiques et géopolitiques. La dénatalité apparaît ainsi non seulement comme une évolution démographique, mais aussi comme un enjeu majeur de société, qui touche à l’organisation des territoires, au financement du modèle social, au renouvellement de la population active et à la confiance collective dans l’avenir. La baisse des naissances, combinée à l’allongement de l’espérance de vie et à l’arrivée aux grands âges des générations nombreuses, entraîne un vieillissement durable de la population. La part des seniors progresse tandis que celle des jeunes diminue, ce qui modifie profondément la pyramide des âges et l’équilibre démographique de la société.
Quels enjeux pour les associations familiales ?
Dans le cadre de la conférence des mouvements familiaux du 4 décembre, l’Udaf de la Drôme vous invite à venir en discuter, à apporter votre expertise de terrain et à envisager collectivement comment le réseau familial peut y répondre.
Jean-Luc Debayle, administrateur de l’Udaf de la Drôme nous apportera des éléments à la fois sur les constats, les positions de l’Unaf et les préconisations du mouvement familial pour relancer la dynamique démographique.
